Monnaie

 

Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, a présenté en début de mois, devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, ses propositions pour la réforme du Livret A. Le nouveau Livret A proposé par la Ministre perdrait ses spécificités et deviendrait un « pur produit d’épargne ».

Dès lors, une pétition «Pas touche au livret A» a été lancée par les membres d’associations et de syndicats de la Caisse d’Epargne, de la Caisse des dépôts, de la banque de France ou encore du DAL (droit au logement). Cette pétition accuse le gouvernement de vouloir « privatiser le Livret A au profit des marchés financiers, contre l’intérêt des 46 millions d’épargnants » et demande le « retrait du projet de privatisation du Livret A ».

Pour les défenseurs du Livret A, cette réforme « aurait des conséquences sociales et économiques graves et irréversibles pour le pays », comme ils l’expliquent sur leur site Web consacrée à cette cause : http://www.pastoucheaulivreta.org.

Biensûr les banques lésées par cette mesure réagissent elles aussi. Le conseil de surveillance de la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) dénonce « avec fermeté les propositions » de la réforme. La CNCE craint que l’extension du Livret A aux autres banques fasse courir « des risques majeurs à la solidité financière du Groupe ».