Jérôme Kerviel

Le 24 janvier 2008 : la Société Générale perd 4,9 milliards d’euros. Situation sans précédent pour la banque qui réagit très vite en faisant appel deux sociétés spécialisées dans la gestion de crise : Image 7 et Harrison & Wolf, l’agence corporate de la Société Générale. En 24 heures, la stratégie est prête et le nom du coupable sonne haut et fort !

Seulement de son côté, le jeune trader est lui aussi très bien conseiller, puisque situation totalement inédite : il a lui aussi son conseiller en communication, Christophe Reille, Associé de RLD Partners.

Et c’est ainsi que le 5 février dernier, celui qui a été décrit comme étant « Un terroriste, un escroc, un fraudeur » par le Président de la Société Générale Daniel Bouton, est apparu calme et réservé pour une rencontre avec les journalistes de l’AFP. En seulement une séance photo, Jérôme Kerviel prend l’apparence d’un jeune homme tout simplement gentil ! Ces quelques images le rendent humain et vont à l’encontre directe du discours de la Société Générale qui tend à diaboliser le trader depuis le début de cette affaire.

Jérôme Kerviel passe ainsi peu à peu du statut de « fraudeur » à celui de « bouc-émissaire », qui aura le dernier mot ? Le meilleur communicant biensûr !