Dans un entretien accordé au « Financial Times » Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, affirme que la banque ne « ne représente pas une cible de rachat en soi ». Alors que la Société Générale lance une augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros pour faire face aux pertes liées à l’affaire Kerviel mais aussi aux « subprime », Daniel Bouton déclare qu’un éventuel candidat à une OPA devra « payer le prix fort ».
Cependant, étant donné la fragilité de l’entreprise, l’hypothèse d’une OPA ne peut pas être écartée aussi vite. Et si elle avait finalement lieu, quel serait l’avenir de la marque Société Générale ? A l’instar du Crédit Lyonnais devenu LCL après une profonde crise, il est tout à fait plausible d’envisager la disparition de la marque et de son fameux pouce. Olivier Aubert, publicitaire en charge du budget LCL, est catégorique : « À terme, la marque va disparaître. On n’a jamais vu une marque du domaine financier réhabilitée après une crise pareille. »